Dahra : Bras de fer entre les organisations de jeunesses et Omar Ndiaye, administrateur de la société commerciale Dabakh Malick, la construction d’un centre commercial sur la place publique, en face de la gendarmerie de Dahra est la principale cause

Dahra : Bras de fer entre les organisations de jeunesses et Omar Ndiaye, administrateur de la société commerciale Dabakh Malick, la construction d’un centre commercial sur la place publique, en face de la gendarmerie de Dahra est la principale cause

La place publique, en face de la gendarmerie de Dahra fait l’objet de vives polémiques entre les organisations de jeunesses et Omar Ndiaye, administrateur de la société commerciale Dabakh Malick. Ces derniers soutiennent mordicus que ce terrain n’a jamais été octroyé par le conseil municipal tandis que le promoteur dit avoir détenu des documents en bons et dus formes confirmant la légitimité d’occupation.
Le démarrage des travaux de construction du site, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ainsi, les organisations de jeunesses, composées du cadre unitaire pour la défense des intérêts du Djoloff, des associations sportives et culturelles, de la société civile, du conseil communal de la jeunesse et de certains conseillers municipaux sont montées au créneau pour dire non à l’occupation de cet espace qui selon eux, reste l’unique place réservée à l’organisation de certaines manifestions au sein de la commune.

Le collectif des jeunes rejettent toute procédure légale d’attribution de cette terre de 1600 mètre carré de surface. Car soutiennent-ils « en 2001, ce terrain avait été baptisé capitaine, feu Abdoulaye Ngom, natif de Dahra, tué en Guinée Bissau, dans le cadre de l’opération Gabou par le conseil municipal, jadis dirigé par le maire, Aly Saleh, en présence d’Ousmane Masseck Ndiaye, ministre des collectivités locales d’alors. En 2005, deux promoteurs à savoir Maarame Sall et Mouhamed Ndiaye avaient sollicité au conseil municipal de leur octroyer ces terres ce que les conseillers municipaux avaient catégoriquement refusé, comme l’atteste le procès-verbal N*4 du conseil municipal en date du 24 Novembre 2005» précise Lamine Ndiaye, conseiller municipal depuis 2001. Et à sa plus grande inquiétude, ajoute-t-il : « le sieur Mouhamed Ndiaye l’aurait revendu au promoteur, O.ND qui a son tour est venu leur présenter un PV d’attribution de l’espace.
Lui emboîtant le pas dans ce bras de fer contre l’occupation du jardin public, Pour Cheikh Niang, président de la zone B de Dahra défend que le promoteur « détient un PV du conseil municipal de délibération fictive ».

Lettre du chef de chef de division régionale de l’urbanisme et habitat de Louga adressée au maire de la commune de Dahra
La lettre de la division régionale de l’urbanisme et de l’Habitat de Louga constitue entre autres raisons qui ont motivé cette frange de la population de Dahra à s’opposer à cette occupation qu’ils qualifient d’illégale.

Dans cette correspondance, en date du 08/03/2006, adressée au maire de Dahra, Mar BA, chef de la division dit ceci : « j’ai le regret d’émettre un avis défavorable. Les ampliations des délibérations que j’ai reçues le 02 Mars 2006 N*11/CD/CM et N*12/CD/CM du 24 Novembre 2005, approuvées le 29 Novembre 2005, octroyant à Marame Sall et Mouhamed Ndiaye des terrains à usage industriel commercial sur les lots dans la commune de Dahra ne sont pas conformes à la réglementation car n’ayant pas été associées à une consultation d’aucun service technique :
-Domaines : pour la gestion du sol
-Urbanisme : pour le respect du plan directeur et de l’occupation du sol-Le cadastre : pour la localisation des sites.

Interpellé sur cette affaire, le promoteur balaie d’un revers de la main toutes ces accusations et dit avoir détenu les documents légaux pour l’exploitation dudit site.
CONSERVATION FONCIERE N*1709 DGID/DD/CSFLG, en date du 23 Décembre 2014, établie par Momar Diop, chef de centre des services fiscaux de Louga, de la direction générale des impôts et domaines.
Dans cette correspondance on peut lire ceci :
Le Conservateur du bureau de Louga soussigné, certifie que l’immeuble- objet du titre
Foncier n » 214/Dahra Djoloff d’une superficie de Mille Six Cent » 1600 mètres carrés et situé à Dahra Djotoff, appartient à ce jour exclusivement au sieur Omar NDIAYE administrateur de société, demeurant à Dahra Djoloff où il est né le 20 Mars 1967.
Ledit immeuble n’est grevé d’aucune charge.
En foi de quoi, le présent état est délivré ou sieur Omar NDIAVE, demeurant à Dahra
Djoloff sur sa réquisition.
COUT: Mille (1000) Francs pour salaire

Autres documents que votre site Djoloffactu.com a eu la curiosité de jeter un coup d’œil, est le document faisant état de titre foncier du terrain et de bordereau analytique, mentionné à la sectionIV, signé le 15/01/2014, par Djiby Sy, chef du centre des services fiscaux de la région de Louga, de la direction générale des impôts et des domaines. Ce dernier précise dans ce document : «
Suivant acte administratif approuvé le 27/12/2013
L’Etat sénégalais a cédé à titre de vente au sieur Omar Ndiaye administrateur de société, demeurant à Dahra où il est né le 20/03/19 67
La pleine propriété de terrain d’une superficie de 1600 mètres carrés, situé à Dahra, formant le lot SN et faisant en son entier
L’objet du titre foncier n »2L4/Djoloff moyennant le prix principat de
Un million Sept Cent quatorze mille ,1 214 000, Francs CFA payé et quittancé.
En conséquence du dépôt de l’expédition dudit acte
1- la mutation de propriété dont il s’agit a été mentionnée à la section IV dudit titre et de sa copie
2- le bail précédemment consenti a été radié au tableau A de la section III, en marge du bureau analytique N*2 du titre ainsi que du certificat d’inscription
La copie du titre foncier a été remise au sieur Omar Ndiaye, acquéreur susnommé ».

Mieux, une autorisation de construire par arrêté N*23 a été livrée à Monsieur Omar Ndiaye par Momar Ndiaye. Dans cette lettre, le maire de la commune de Dahra autorise le sieur O.Ndiaye, depuis Novembre 20015, la construction d’un centre commercial sur le titre 214.
Le collectif de jeunesse n’entend pas baisser les bras pour dire non à ce qu’ils appellent à un bradage des terres. A cet effet, ils ont adressé une correspondance au préfet pour l’arrêt immédiat des travaux sur ce site. Si leurs préoccupations sont restées sans suite, ils n’excluent pas de passer à une vitesse supérieur allant même à la tenue d’une marche.
Ndéye Mingué SECK
Djoloffactu.com

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