Linguère: Accusé d’avoir mis la main sur un terrain, le maire de Warkhokh dénonce un complot de ses adversaires

Linguère: Accusé d’avoir mis la main sur un terrain, le maire de Warkhokh dénonce un complot de ses adversaires

Accusé le week-end dernier par certains de ses administrés de vouloir mettre la main sur un terrain mis en défens depuis 1993, le maire de Warkhokh est sorti de sa réserve pour rétablir la vérité des faits. «La manifestation regrettable qui a eu lieu à Warkhokh fait suite à des agissements. Ce que je pourrais même considérer comme un complot contre le maire de la commune de Warkhokh. Ce n’est que de la machination, que des contrevérités et que de l’affabulation», a souligné Monsieur Sow qui soutient qu’à Warkhokh, «Il y a une parcelle de 300 hectares sur les terres du domaine national et qui ne fait l’objet d’aucune délibération, ne reposant sur aucun fondement juridique. Elle a été clôturée par le service des Eaux et Forêts, pendant l’hivernage les gens y cultivent. La saison sèche, elle est fermée jusqu’à la période de soudure pour la récolte de la paille. C’est cela la pomme de discorde au niveau de cette parcelle».

«Les individus qui gèrent cette parcelle ne veulent pas en réalité amener de la transparence et faire une gestion collective et participative. Ils veulent gérer la parcelle de manière opaque», poursuit-il. Et de soutenir par la suite que pour éviter la discorde, le service des Eaux et Forêts et la commune ont travaillé à mettre en application une convention pour une gestion communautaire de la parcelle. Cette convention a été proposée à la population pour son adoption et qui a été rejetée par ce groupe d’individus. Entre temps, après rejet, ajoute-t-il, «les autorités administratives leur ont demandé d’aller se concerter pour trouver un autre mode de gestion. Ainsi leur coordonnateur Birame Thiam, leur a proposé d’ouvrir la parcelle pour que la paille soit récoltée et que les problèmes soient définitivement résolus. Il s’en est ouvert au capitaine des Eaux et Forêts, Babacar Gaye et c’est ce dernier qui m’en a informé». «Je me suis dit puisque les gens se sont entendus à ouvrir la parcelle dimanche, moi, je n’y vois pas d’inconvénient et j’ai pris acte. A ma grande surprise, le dimanche matin, les populations de ce village, tôt le matin, se sont levées pour aller bloquer la parcelle. Elles ont dit que le maire veut faire du forcing et ouvrir la parcelle pour ses parents. Ce qui est une accusation grave, qui ne repose sur aucun fondement, je n’en suis pour rien. L’idée de l’ouverture de la parcelle ne vient même pas du maire», se défend-t-il.

A Monsieur le maire de souligner enfin son ouverture au dialogue. «Je propose et je préconise des solutions concertées. Nous sommes en train de voir une solution, dans tous les cas, on n’impose rien. Nous, nous voulons une solution concertée, qui arrange tout le monde pour que la quiétude revienne dans la commune de Warkhokh», conclut-il.

Pour rappel, les populations de Warkhokh, une commune située à 15 Km de Linguère, ont manifesté le week-end pour dénoncer le comité de gestion d’un terrain de 800ha confié au Gie dénommé “Warkhokh Parba“. Selon ces populations, ce terrai devait être élargi par le maire, Yoro Sow au profit de certains de ses proches.

Seneweb

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